
L'utilisation des traitements hormonaux dans le cadre de la ménopause augmente à nouveau
Leur utilisation a diminué de façon continue entre 2012 et 2022, avant d'augmenter entre 2022 et 2025, montre une étude publiée jeudi.
L'utilisation de traitements hormonaux de la ménopause, qui avait chuté en raison des risques accrus de cancers du sein et de problèmes cardiovasculaires pointés par une étude américaine, a augmenté de 2022 à 2025, selon une étude menée par des chercheurs d'Epi-Phare, organisme qui regroupe l'Agence du médicament (ANSM) et l'Assurance maladie, rendue publique jeudi 25 juin.
Ces traitements (comprimés, patchs, gels...) visent à améliorer la vie des femmes en empêchant des effets à l'approche ou lors de la ménopause, en administrant des oestrogènes, souvent associés à des progestatifs, afin de compenser la diminution de leur production par l'organisme.
Un demi-million de femmes traitées
Leur utilisation a diminué de façon continue entre 2012 et 2022, avant d'augmenter entre 2022 et 2025, montre cette étude. L'an dernier, près d'un demi-million de femmes étaient traitées par ces traitements hormonaux, soit 4,4% de celles âgées de 45 à 60 ans, un taux quasiment divisé par deux entre 2012 et 2025 (de 6,6% à 3,6%). Le taux de celles qui débutent un traitement chaque année est encore plus faible : 1,6% des femmes entre 45 et 60 ans. L'étude montre qu'elles sont "socialement plus favorisées", recourent davantage aux soins en gynécologie et participent davantage aux dépistages des cancers.
Ces traitements sont l'objet de débats médicaux depuis la parution en 2002 d'une étude américaine très médiatisée qui pointait des risques accrus de cancers du sein et de problèmes cardiovasculaires. Si ces résultats ont, par la suite, été nuancés par d'autres travaux - en raison de l'âge relativement élevé des participantes notamment- l'usage de ces traitements, plus strictement encadré depuis cette publication, a chuté dans de nombreux pays. Une vaste étude danoise publiée en février a montré qu'ils n'étaient pas associés à une hausse de la mortalité.
Si la Haute Autorité de santé a confirmé en 2025 l'intérêt de ces traitements dans la prévention de l'ostéoporose chez les femmes qui ont un risque élevé de fractures, des études complémentaires sur leurs bénéfices et leur sécurité "à court et long terme" sont attendues "à la fin de l'année".
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