Face à la canicule, les cliniques privées regrettent de ne pas être assez "sollicitées" et proposent leur aide aux hôpitaux publics

Face à la canicule, les cliniques privées regrettent de ne pas être assez

Face à la canicule, les cliniques privées regrettent de ne pas être assez "sollicitées" et proposent leur aide aux hôpitaux publics

Le président de la Fédération de l'hospitalisation privée lance "une main tendue" aux hôpitaux publics.

Le président de la Fédération de l’hospitalisation privée (FHP), Lamine Gharbi, a lancé samedi 27 juin sur franceinfo "une main tendue" aux hôpitaux publics, confrontés à une forte tension liée à la canicule et à l’afflux de patients. Il déplore un recours insuffisant aux cliniques privées.

"On constate qu’on n’est pas assez sollicités par le centre 15, qui permet d’orienter les patients", a-t-il affirmé, estimant que "sur l’ensemble du territoire, on pourrait faire plus, faire mieux". "C’est une main tendue que je lance aux hôpitaux publics pour les aider et faire en sorte que leurs difficultés soient moins prégnantes", a-t-il insisté.

Il a pointé un problème de régulation, affirmant qu’"à 90%", les patients sont orientés "vers l’hôpital public", une situation que le secteur privé "déplore depuis des années". Après un tour de France de 130 services d’urgences privés, il a dit constater "une petite augmentation d’activité", mais "pas liée à la canicule".

Mise en garde contre un "effet d'opportunité" du privé

Le dirigeant a jugé la situation "regrettable" au regard des tensions dans les établissements publics, contraints d’activer le plan blanc. "On pense bien sûr aux patients et aux personnels soignants dans les hôpitaux publics, qui sont sous tension. Il faut leur rendre hommage. Mais je le regrette, on aurait pu faire mieux", a-t-il déclaré.

Le président de la FHP a par ailleurs rejeté l’argument financier, assurant que "l’accès aux services d’urgences privées est pris en charge par l’assurance maladie", sans avance de frais. "Le reste à charge est de 20 euros", comme dans le public, a-t-il rappelé, estimant qu’"il ne s’agit pas d’un problème d’argent, mais peut-être de connaissance et de régulation du 15, qui doit simplement penser" aux cliniques privées.

Interrogée également sur franceinfo, Agnès Ricard-Hibon, porte-parole du syndicat SAMU-Urgences de France, a justifié cette orientation en soulignant que les cliniques privées "ont plus de lits de chirurgie et moins de médecine", alors que les besoins actuels concernent surtout "des lits de médecine pour réhydrater" les patients. Elle a également mis en garde contre "un effet d’opportunité". Lamine Gharbi a enfin rappelé qu’au plus fort de la crise du Covid-19, le secteur privé, notamment en Île-de-France, avait pris en charge plus de 30% des patients en réanimation.

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