
L'épisode de chaleur du mois de mai a causé "au moins 300 décès en excès", annonce Santé publique France
Au moins 95 morts ont été enregistrés en Bretagne et dans les Pays de la Loire, où la vigilance orange a été déclenchée en premier, entre le 24 et le 28 mai, précise l'agence de santé publique.
Un mois après l'épisode de chaleur de mai 2026, d'une ampleur inédite, l'heure est au bilan. "Au moins 300 décès en excès toutes causes confondues" lors de cet événement qui a touché l'Hexagone entre le 24 et le 30 mai. Ce bilan (provisoire) a été dévoilé par Santé publique France (SPF) mardi 30 juin, lors d'un brief organisé par le ministère de la Santé et la direction générale de la santé .
La majorité de ces morts concerne des personnes âgées de 75 ans et plus, souligne l'agence, qui en a dénombré 230. "Au moins 95" des décès ont été recensés en Bretagne et dans les Pays de la Loire, les deux premières régions où la vigilance orange a été déclenchée, précise SPF. Pour effectuer ce calcul, l'agence "a regardé le nombre de décès observé à celui attendu" sur la période, détaille la directrice générale de SPF, Caroline Semaille.
Cette première vague de chaleur de l'année s'est caractérisée "par sa précocité et son intensité par rapport aux normales de cette période de l'année", rappelle SPF. "L'aggravation des épisodes de fortes chaleurs sous l'effet du changement climatique a des effets mesurables graves sur la santé de la population", souligne encore l'agence de santé publique.
Quant à la canicule, qui a touché le pays en juin, Santé publique France a d'ores et déjà dénombré "environ 1 000 décès supplémentaires ont donc été observés par rapport aux décès observés les mois précédents". Toutefois, le bilan ne sera pas connu avant plusieurs semaines. "L'estimation finale de l'excès de mortalité consolidée sur l'ensemble de l'été et détaillée par vague de chaleur sera présentée dans le bilan estival produit après la période de surveillance", précise SPF.
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