
Loi d'urgence agricole : "On a affaire à des gens qui s'arcboutent sur des décisions qui vont à l'encontre de la santé publique", dénonce l'Ordre national des médecins
Les produits pesticides, une fois pulvérisés, "vont avoir une action toxique" sur la santé de l'ensemble de la population, alerte Didier Spindler, vice-président de l'Ordre, alors que députés et sénateurs se réunissent jeudi pour tenter d'aboutir à un compromis sur le projet de loi d'urgence agricole.
"On a affaire quand même à des gens instruits, éduqués, intelligents, qui comprennent très bien ce qu'on leur dit mais qui - pour des idéologies purement politiques - s'arcboutent sur des décisions qui vont à l'encontre de la santé publique", dénonce jeudi 16 juillet sur France Inter, Didier Spindler, vice-président de l'Ordre national des médecins, en charge de la santé environnementale. Il réagit au projet de loi d'urgence agricole qui doit être examiné jeudi en commission mixte paritaire (CMP) au Parlement.
Le projet de loi - remanié par la droite sénatoriale et emmené par le sénateur et agriculteur Laurent Duplomb - ne fait pas l'unanimité. Il prévoit en effet de modifier la tutelle des agences de l'eau, de doubler d'ici à 2035 la capacité de stockage destinée à l'agriculture, ou encore de réintroduire des pesticides interdits. Le texte, qui a grossi au fil de l'examen parlementaire pour comporter au final environ 80 articles en débat - contre 23 dans la version initiale - a été profondément remanié par la droite sénatoriale, fidèle à son ambition de lever au maximum les contraintes pesant sur le métier d'agriculteur.
Sur ce point, Didier Spindler est affirmatif : les produits pesticides, une fois pulvérisés, "vont avoir une action toxique pour la population et malheureusement pour les agriculteurs eux-mêmes". Il assure qu'"en défendant la population, on défend aussi le monde agricole". Selon le vice-président de l'Ordre national des médecins, pour pallier cela, il faut "donner" aux agriculteurs "des alternatives de traitements" et celles-ci "existent", assure-t-il. "Il ne faut donc pas s'arcbouter sur des traitements phytosanitaires dont la dangerosité pour la population est avérée."
Vous pouvez désormais privilégier l'affichage des articles de franceinfo dans les résultats de recherche Google. Comment ça marche ?
(Nouvelle fenêtre)À regarder
Pédrocriminalité : 675 personnes incarcérées depuis début juin
De violents orages éclatent : plusieurs départements placés en vigilance orange
Deux suspects placés en détention provisoire pour les incendies à Fontainebleau
Dua Lipa s’oppose à un projet du clan Trump
Nathalie Iannetta : "Ne pas jeter Dédé avec l'eau du bain"
Un train cerné par les flammes au Canada
Canicule à l'italienne : Système D et dérision
L'ICE tue deux personnes par balles aux États-Unis
Aide à mourir : une loi historique définitivement adoptée
À Cuba, le système de santé au bord de la rupture
Ces gendarmes luttent contre la délinquance en mer
Le Parlement adopte la loi sur l'aide à mourir
Départs en vacances : le business des aires d'autoroute
Incendies au Canada : un train pris au piège dans un brasier
Le Norvégien Soren Waerenskjold surprend les favoris et s'impose au sprint sur la 11e étape du Tour de France
En France depuis 3 ans, il a 19 au bac
"On a le seum" : au lendemain de la défaite des Bleus du foot, les coureurs français chambrés dans le peloton du Tour
Une invasion de moustiques bloque deux vols Ryanair en Italie
Dans ce pays, il est interdit de filmer la pauvreté
En 50 ans, les hommes ont perdu la moitié de leur testostérone
"On n'a pas perdu contre l'arbitre, ni contre l'Espagne, mais contre nous-mêmes", estime Rayan Cherki
Incendies : quand les agriculteurs viennent prêter main-forte
En brulant ses papiers du bac, il incendie 600 m2
Un pompier volontaire reconnaît avoir allumé un feu à Fontainebleau
Frappes sur l'Iran : le pétrole repart à la hausse
Le retour de BTS en France
Attentat de Nice : la nation rend hommage aux victimes
Incendies à Fontainebleau : un pompier volontaire passe aux aveux
14-Juillet : le dernier défilé d’Emmanuel Macron
À Gaza, un îlot de paix pour reconstruire les enfants